Collection Noureev

La collection Noureev conservée aujourd’hui au CNCS présente des pièces majeures du patrimoine de Rudolf Noureev : costumes de scène illustrant toute la carrière du danseur, pièces de mobilier, peintures et gravures de bonne facture. Elle permet d’évoquer à la fois sa carrière professionnelle et ses goûts personnels.

Le fonds Noureev au CNCS

Insatiable danseur, Rudolf Noureev (1938-93) parcourt le monde pour danser sur toutes les plus grandes scènes. Cette énergie et cet enthousiasme caractéristiques de sa carrière, on les retrouve également dans sa vie privée. Insatiable collectionneur, il achète quantité d’objets d’art, tableaux, sculptures, gravures, estampes, meubles, textiles exotiques et instruments de musique pour décorer certaines des propriétés qu’il acquiert au gré de ses voyages et de ses envies. Familier des ventes aux enchères, des antiquaires, des marchands ou souks de tous les pays, il se constitue, petit à petit, une incroyable collection.

Trois cents objets sauvés des ventes aux enchères des biens de Rudolf Noureev ont trouvé leur dernière demeure au CNCS, la Fondation Noureev estimant que le Centre serait à même de mener à bien le travail de mémoire et de valorisation de cette collection, comme le souhaitait Noureev.

Noureev et le costume

Rudolf Noureev a toujours attaché une grande importance à l’esthétique de la scène et en particulier aux costumes. Danseur, il cherche à mettre son corps en valeur à travers un modèle de pourpoint qu’il fait évoluer peu à peu et qui lui servira de base pour tous ses costumes, quel que soit le style de la production.

Afin d’allonger sa ligne, il abandonne la culotte courte de « pudeur », la trousse, pour ne porter que des collants qui valorisent la musculature de ses jambes.

Puis, il supprime les basques pour ne porter que des pourpoints courts. Petit à petit la coupe et les caractéristiques de ses pourpoints se dessinent : de grands décolletés dégagent son cou, les emmanchures sont montées très haut pour libérer les bras ; la taille, très fine, est mise en valeur par des pinces obliques devant et le pourpoint se termine souvent en pointe.

Sur ses costumes viennent s’ajouter des décorations, broderies, galons, pierres... toujours appliquées suivant une disposition précise. Ce goût pour une esthétique opulente le pousse à travailler avec des décorateurs et costumiers comme Nicholas Georgiadis, Martin Kamer, Ezio Frigerio, Franca Squarciapino, Hanae Mori, Petrika Ionesco.

La Fondation Rudolf Noureev a choisi Moulins

Sous le nom de « The Ballet Promotion Founda­tion », Rudolf Noureev crée sa fondation en 1975. D’abord destinée à aider sa famille, restée en URSS, elle a également pour objet de soutenir des dan­seurs, des compagnies, des écoles de ballet, ou encore l’organisation de spectacles. Après sa mort, elle devient, en 1994, The Rudolf Nureyev Foun­dation, gardant ces mêmes grandes missions. Des actions sont également prévues dans les champs médicaux, humanitaires et scientifiques. Enfin, l’établissement d’un lieu de mémoire dédié au danseur a été assigné à la Fondation.

Peu de temps après l’ouverture du CNCS, en 2008, la Fondation Rudolf Noureev a fait don au musée de l’ensemble des objets, mobiliers, peintures, costumes, textiles… ayant appartenu à Rudolf Noureev dont elle était dépositaire. Grâce à son soutien, un grand nombre de ces pièces sont présentées au public dans les salles consacrées à cette Collection.

Plus d’informations sur la Fondation Rudolf Noureev

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