Les réserves

En intégrant les collections du CNCS, les costumes acquièrent le statut d’objets patrimoniaux. Ils ne sont plus portés sur scène mais destinés à être préservés dans les meilleures conditions.

Les costumes sont réalisés dans des matériaux particulièrement fragiles. Découvrez dans quelles conditions ils sont conservés et mis en valeur.

Le bâtiment des réserves, conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, reprend la volumétrie de l’aile sud qui flanquait autrefois la bâtisse principale.

Le béton brut est recouvert d’une maille d’acier, en référence à la nature textile des collections.

Celle-ci imposant des normes de conservation bien spécifiques, l’ensemble est conforme aux plus exigeantes prescriptions de sécurité sanitaire et physique des œuvres, particulièrement grâce à la climatisation qui permet de réguler la température (à 18°) et à la stabilisation de l’hygrométrie (à 50%).

Cet édifice de 1730 m2 comprend
  • des salles pour le travail de conservation et d’étude : inventaire, marquage des pièces, dépoussiérage par micro-aspiration, prise de vues photographiques, préparation pour exposition, mannequinage, etc.
  • des rangements pour conserver les collections, pouvant contenir environ dix mille costumes (soit plus de 20 000 pièces). Chaque niveau est équipé de mobilier de type « compactus », réalisé aux mesures des pièces conservées.
  • costumes et accessoires sont classés par fonds (Bibliothèque nationale de France, Comédie-Française, Opéra national de Paris, Régine Crespin, Bagouet, …) et par spectacle.

Le compactus

Le « compactus » est une sorte d’armoire comprenant une penderie pour suspendre les costumes et des tiroirs pour mettre à plat certaines pièces. Ces armoires sont assemblées par trois et forment des rangées mobiles disposées sur un faux plancher équipé de rails permettant leur déplacement.

Les « compactus » offrent un rangement optimal en termes de volume, de conservation et de sécurité des oeuvres. Une fois fermés, ils ne laissent aucun espace vide entre eux.