Focus vitrine : "Le coq d'or"

Opéra de Rimski-Korsakov, costumes de Tomio Mohri, Théâtre du Châtelet, 1984

Le livret de cet opéra de Rimski-Korsakov, inspiré du conte russe écrit par Pouchkine, met en scène un roi ridicule, des courtisans incapables, un magicien roublard, une méchante reine et un coq magique. La censure impériale s’alarma de cette insolence et interdit la représentation de l’œuvre du vivant du compositeur. Le Coq d’or fut créé en France par les Ballets Russes de Diaghilev dans une version chantée et dansée.

Focus

La version du Théâtre du Capitole est très proche de celle de la création. Les costumes sont traditionnels et très beaux. Notamment ceux des rats, très élaborés, les vestes, les culottes, les têtes étant faits de trois sortes de fausse fourrure différentes et les pattes extrêmement soignées. 

Version haute couture

La version de l’Opéra de Genève est « haute couture », avec une dimension de folie qu’on retrouve dans les défilés de la Maison « On aura tout vu ». 
Tatouages, bijoux baroques, éléments bizarres (comme les têtes en pointes), écorché, rappellent la démesure du travail de la mode. Mais tout fut adapté aux nécessités de la danse et aux besoins des danseurs. 

Au cœur du costume

Les matières et les formes utilisées sont contemporaines, mais la féerie et la poésie sont présentes dans tous les costumes.